Le Groupe EADS doit en finir avec son mode de gestion, d’organisation anxiogène
Lundi 14 décembre 2009 // STRESS
Le stress est un des problèmes de santé les plus répandus dans le monde du travail qui peut se traduire par la souffrance tant au travail que dans la vie privée. L’état de stress peut se manifester par un changement de comportement métabolique, par des risques d’accidents cardio-vasculaires, des dépressions et crises d’anxiété et, dans les situations les plus critiques, des suicides.
Le Groupe EADS doit en finir avec son mode de gestion, d’organisation anxiogène dont les conséquences sont nombreuses, au-delà des effets sur la santé et la vie de famille des salariés, avec l’augmentation de l’absentéisme, les accidents du travail, la démotivation, la dégradation de la productivité, la détérioration de l’image de l’entreprise, etc.
Réduire le stress au travail et les risques psychosociaux est un impératif non seulement légal, mais également moral.
L’arrêté du 23 avril 2009 portant extension d’un accord national interprofessionnel sur le stress au travail fait obligation, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans son périmètre, d’appliquer les dispositions de l’accord national interprofessionnel sur le stress au travail du 2 juillet 2008. A ce titre, il oblige les entreprises à prendre conscience du stress et à mettre en place des mesures concrètes afin de prévenir, éliminer ou au moins réduire les problèmes de stress au travail.
Les actions positives (tant préventives que curatives) qui seront mises en place devront être plus proches de la réalité vécue par les salariés afin de les traiter plus concrètement, plus humainement.
Pour ce faire, la CFDT revendique.
Tout d’abord, la constitution d’un groupe de projet pérenne et spécifique par société avec l’implication des représentants du personnel afin d’établir, en priorité, un état des lieux basé sur un diagnostic partagé entre la direction, les représentants des salariés et le service de santé au travail, pour identifier les priorités en tenant compte des spécificités de chaque société et des catégories socioprofessionnelles et assurer un suivi des problèmes recensés.
Cet état des lieux permettra d’évaluer les facteurs liés ;
à la tâche ou au contenu même du travail à effectuer.
à l’organisation du travail.
aux conditions de travail.
aux relations humaines et sociales de travail.
à l’environnement physique et technique.
à l’environnement socio-économique et culturel de l’entreprise.
A la suite de quoi, l’élaboration d’un plan d’actions sera incontournable pour :
Faciliter les échanges et le dialogue social entre tous les acteurs de la société.
Redonner un sens collectif au travail et rompre avec l’individualisation et l’isolement des salariés.
Organiser le travail pour le rendre plus attractif et valorisant.
Mettre en œuvre des formations, pour tous, dans un double objectif de détection et de prévention du stress.
Adapter le travail en tenant compte des ressources et des capacités du salarié (son âge…).
Définir clairement les rôles et les responsabilités de chacun.
Donner la possibilité aux salariés de participer aux décisions.
Au-delà des responsabilités qui incombent à la direction sur le sujet, la CFDT sera particulièrement attentive à la déclinaison de ce plan d’actions dans l’ensemble des sociétés du Groupe. Notre volonté commune est de construire dans la durée une capacité collective de prise en charge de la totalité de la problématique du stress en traitant les causes à la source.
PARIS, le 14 décembre 2009