Négociations salariales 1ère réunion, vendredi 9 avril 2010 Premier tour de table…
Vendredi 9 avril 2010 // Négociations salariales 2010
Cette année encore, les salariés attendent légitimement des revalorisations salariales en lien avec l’évolution du coût de la vie et leur contribution à l’économie. Ils n’ont pas à faire les frais de la crise et des erreurs de management (A400M, A380).
Les négociations ont tardé à démarrer en 2009, suite à « l’affaire A400M » et son impact sur les comptes EADS.
En 2010, nos dirigeants cherchent à nous convaincre, comme chaque année d’ailleurs à la même période, que « tout va mal » dans EADS et AIRBUS ! Or, chaque employé d’EADS a reçu une lettre de notre PDG Louis Gallois qui rappelait :
« Nous avons eu notamment deux premiers vols en 2009, l’A330 Fret et l’A400M. Le résultat opérationnel d’Airbus a atteint 1,1 Milliard d’euros (…) ».
Tous ces excellents résultats sont bien dûs aux efforts des salariés !
Malgré les dérives de ces dernières années, nous tenons à souligner qu’Airbus est et reste une entreprise industrielle. Pour « générer du cash », « augmenter l’ebit », « satisfaire les actionnaires », il faut avant tout concevoir des avions, les fabriquer, les vendre et assurer leur support auprès des clients.
Pour cela, il faut des hommes et des femmes, des ingénieurs, des techniciens, des compagnons motivés. Cela n’est pas possible si on leur demande de se « serrer la ceinture » sur leurs salaires, sans parler de l’intéressement et de la participation au rabais.
Les salariés et la CFDT refusent un tableau noirci de la situation d’Airbus, comme ils refusent de payer les conséquences de décisions pour lesquelles les personnels de l’entreprise ne sont en rien responsables.
• Les 498 livraisons de 2009 démontrent les efforts des salariés.
• Avec la suppression de la taxe professionnelle, des économies substantielles ont pu être faites par l’entreprise.
• La problématique de la parité Eurodollar évolue favorablement pour Airbus.
• Le carnet de commandes représente un volume de travail conséquent pour les 5 ou 6 années à venir.
• Et la réussite des nouveaux programmes dépendra aussi directement de la contribution d’une politique salariale à la hauteur des ambitions d’Airbus.
Cette première réunion a été l’occasion pour la CFDT de rappeler ses revendications.
- le maintien et l’évolution du pouvoir d’achat par des Augmentations Générales pour toutes les catégories professionnelles.
Une clause de revoyure claire et applicable afin de remédier à d’éventuels dérapages de l’inflation.
la revalorisation des bas salaires.
la reconnaissance de l’investissement individuel des salariés par des Augmentations Individuelles.
la suppression des écarts salariaux hommes/femmes.
le déroulement de carrière, pour les + de 50 ans, identique au reste de la population salariés.
l’harmonisation des statuts "cadres" et "non cadres".