Pour la DÉFENSE de la RETRAITE SOLIDAIRE

Lundi 19 mai 2008 // AFFICHAGES ET TRACTS

Pour la DÉFENSE de la RETRAITE SOLIDAIRE

Ce « Rendez-vous 2008 », prévu par la loi du 21 août 2003, devait être « important » de l‘avis même du gouvernement. Or, les mesures dévoilées le 28 avril ne sont pas à la hauteur des enjeux liés à la pérennité des régimes de retraite, à la réduction des inégalités et à la dégradation des taux des pensions.

Des désaccords majeurs

- Le gouvernement confirme le passage à 41 annuités au 1er janvier 2012, sans tenir compte du taux d’emploi des seniors. Pour la CFDT, cette décision sera injuste vis-à-vis des salariés exclus de l’emploi précocement, et en même temps inefficace sur l’équilibre financier des régimes de retraite.

- Le gouvernement ne propose rien pour revaloriser les retraites en faisant remonter leur niveau par rapport au salaire, afin de mettre un coup d’arrêt à une dégradation continue.

Des « oublis » regrettables …

La CFDT déplore de nombreux « oublis » par un gouvernement qui fait totalement l’impasse sur :
- la situation des poly-pensionnés pénalisés dans le calcul de leur retraite,
- le sort des salariés aux carrières accidentées,
- le financement nécessaire du Fonds de réserve des retraites,
- l’amélioration du régime additionnel de la Fonction publique.

La pénibilité : des réponses rapides attendues Le 28 avril, la CFDT a précisément interpellé le gouvernement sur la question des pénibilités. Le ministre des Affaires Sociales lui a répondu que, faute d’accord entre partenaires sociaux, il interviendrait en demandant aux entreprises de prendre en charge une partie du financement d’un dispositif destiné aux salariés exposés à la pénibilité.

Des avancées néanmoins

- La CFDT est satisfaite de la reconduction du dispositif des « carrières longues » qu’elle avait obtenu en 2003, ainsi que de l’amélioration de la surcote (taux à 5 %) et de son élargissement (carrières longues et minimum contributif).
- De même, l’amélioration du financement des régimes par le transfert, à terme, d’une part de la cotisation chômage est une bonne chose.

Tous ces enjeux, plus particulièrement ceux liés à l’emploi des seniors et aux pénibilités, font que nous devons marquer le coup et manifester nos désaccords à la fois auprès du gouvernement et du patronat.

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