Déclaration CFDT au CE du 29.09.11
Vendredi 30 septembre 2011 // DECLARATIONS CFDT AU CE
Monsieur le Président,
Il apparait qu’une organisation syndicale se permet toujours, avec l’assentiment de certaines hiérarchies, d’emprunter pendant deux heures, sur le temps de travail, des salariés sur les chaînes et dans les bureaux afin de leur dispenser des « formations syndicales ». Or, cela pose des problèmes évidents :
Premièrement, les autres organisations n’ont aucun accès au contenu de ces « formations » : personne n’est en mesure de vérifier l’impartialité des informations que reçoit le salarié pendant ces deux heures ; si chaque organisation syndicale avait la possibilité de prendre à part chaque salarié pendant deux heures, la CFDT prétend que le choix syndical du salarié ne serait peut-être pas le même !
Deuxièmement, la CFDT s’interroge sur le temps de travail ainsi sacrifié au regard des montées de cadence généralisées ; comment l’entreprise peut-elle être crédible en autorisant ces pratiques alors que dans le même temps, elle incite les salariés à effectuer quasi-systématiquement des heures supplémentaires !
Troisièmement, la CFDT rappelle qu’il existe déjà des temps d’information prévus par le Code du Travail, les Réunions d’Informations Syndicales.
Aussi, dans un souci de clarté vis-à-vis de certaines hiérarchies qui ne savent tout simplement pas si ces pratiques sont autorisées ou non, la CFDT demande à voir l’accord d’entreprise qui légitime ces pratiques discriminatoires. Il est évident que si ces pratiques devaient être validées par la Direction, toutes les organisations syndicales, dans un souci d’équité, devraient pouvoir en bénéficier. En tout état de cause, la CFDT demande à la Direction de se déterminer une fois pour toutes, officiellement, sur la validité ou non de ces « formations syndicales ».