Salaires 2011
Mardi 12 avril 2011 // TRACTS
Propositions de la direction :
• Pour les non-cadres : AG : 1,3% au 1er mars, AI : 0,5% au 1er Mai et 0,7% au 1er Octobre (soit 1,2% d’AI au total).
• Pour les cadres : AI : 2,5% au 1er mars.
• Pour les non-cadres et les cadres : une prime de 500€ versée au 1er mai, pour compenser le faible rendement de l’accord d’intéressement pour 2010.
Considération CFDT :
La CFDT rappelle que dans sa plateforme Airbus en France, elle a revendiqué :
• Une Augmentation Générale de 2,1 % pour tout le personnel avec un talon (minimum) de 50€.
• Une Augmentation Individuelle de 1,7 % pour tout le personnel.
• Une enveloppe supplémentaire permettant l’application des mesures prévues par les accords spécifiques : Egalité H/F, Séniors, carrière des jeunes embauchés.
• Une clause de revoyure claire et applicable.
De même, dans un courrier adressé à T. Enders, elle a revendiqué une prime comprise entre 1250 et 1500€, hors politique salariale, ce qui correspond à une application anticipée du nouvel accord d’intéressement, actuellement négocié au niveau d’EADS.
En effet, d’année en année, le personnel constate qu’Airbus Operations est la filiale qui rapporte le plus à EADS mais qu’elle reste la moins récompensée en termes d’intéressement et de participation. La prime exceptionnelle de 500€ proposée par la Direction ne saurait répondre aux efforts consentis par les salariés depuis plusieurs années pour assumer, notamment par des heures supplémentaires toujours plus nombreuses, les errements des programmes A380 et A400M, la constante augmentation des cadences sur tous les produits, les livraisons « juste à temps » à la FAL et le démarrage de l’A350.
Cette manière de traiter les salariés, en leur accordant une prime compensatoire au rabais, histoire de calmer leurs frustrations, relève d’une stratégie malhabile, voire dangereuse pour notre entreprise. Les salariés savent pertinemment que sans eux, sans leurs efforts constants, sans leurs heures supplémentaires et leur faculté à encaisser le stress permanent de la production, aucun avion ne sort des chaînes ! Il serait grand temps que la Direction Générale en prenne la pleine mesure, sous peine de s’exposer à des désagréments comparables à ceux qu’elle a déjà connu par le passé.