TEMPS DE PAUSE : UN BESOIN POUR TOUS
Mercredi 11 mai 2011 // TRACTS
Les salariés nous remontent sans cesse leur incompréhension face aux hiérarchies qui leur demandent toujours plus (samedis systématiques) et qui s’évertuent à leur reprocher leurs pauses café. Il semble qu’aujourd’hui, sur l’A320, la « mode » soit à imposer une unique pause à une heure prédéfinie, sous prétexte d’augmenter le rendement. Il semble également que cette « mode » tende à se généraliser…
Or, le fait est que les conditions de travail sont de plus en plus dégradées et la CFDT ne cesse de le dénoncer. La position de la CFDT à ce sujet est, et restera toujours la même : les temps de pauses, outre qu’ils sont un droit, sont indispensables aux salariés, toutes catégories confondues, dans les conditions difficiles où chacun travaille aujourd’hui.
Le salarié est le coupable idéal. Pour certaines hiérarchies il est plus facile de dire que si le rendement n’est pas bon, c’est à cause des salariés qui abusent des pauses café. La CFDT quant à elle, rappelle que l’année 2010 a été l’année de tous les records, que le rendement était bon, que les pauses café existaient déjà…
La CFDT rappelle également que l’acharnement de certaines hiérarchies à mettre en cause les salariés qui prendraient trop de pauses café permet en fait de faire l’économie d’un vrai questionnement sur l’organisation du travail.
De plus, le discours qui soutient que les salariés abusent des pauses café est en totale contradiction avec celui que tiennent régulièrement les responsables et les hiérarchies, à savoir que les salariés font bien le travail qu’on leur demande. D’ailleurs, les salariés, ne l’oublions pas, participent grandement à faire d’Airbus une entreprise riche d’un carnet de commandes qui assure à tous près de 7 ans de travail et qui établi, chaque année de nouveaux records de livraisons !
Il est évident que le fait de vouloir cadrer de manière trop rigide les temps de pauses café n’arrangera pas la Qualité de Vie au Travail ! Jusque-là, les salariés gérent leurs pauses en fonction du travail de la journée, ce qui reste, jusqu’à preuve du contraire, la manière la plus intelligente de fonctionner.