état des lieux…
Lundi 15 février 2010 // LETTRES A L’ADHERENT
Tu le sais, la CFDT n’est pas un syndicat qui se nourrit de polémiques, mais pas un mois qui passe sans que FO ne déverse son fiel sur la CFDT, ce qui pourrait devenir franchement risible si l’on ne considérait pas les moyens dont dispose cette organisation syndicale face à la nôtre sur le site de Saint- Nazaire. Moyens qui devraient normalement être employés à faire de la véritable action syndicale.
La CFDT d’Airbus Saint-Nazaire n’a aucune leçon à recevoir de la part d’une organisation syndicale qui n’assume pas ses responsabilités. Un exemple parmi tant d’autres, au CE du 21 décembre 2009, FO ne prend pas part au vote, ni pour le Bilan des heures supplémentaires, ni pour l’évolution du Règlement Intérieur. Mais, par contre, prend ses « responsabilités » en mettant un coup de poignard dans le dos des salariés en étant l’unique organisation à voter « pour » la filialisation de la tuyauterie.
En insistant sur cette stratégie primaire de dénigrement systématique, FO prétend vraisemblablement faire payer à la CFDT son soutien aux nouvelles règles de représentativité : en effet, en dehors de notre entreprise (où des pratiques condamnables se perpétuent depuis des décennies), ces nouvelles règles coûtent et vont encore coûter cher à cette organisation syndicale. Le fait est que, dans son ensemble, la faiblesse de l’implantation syndicale nationale de FO lui donne des sueurs froides : nombreuses sont les entreprises où ils ont d’ores et déjà disparu. Chez Saunier Duval, de majoritaire, FO devient 3ème organisation (1ère la CFDT) ; à la Fonderie Bouyer, FO disparaît ainsi qu’à la SNCF ; à STX, FO n’est plus représentative, etc… Ces résultats sont directement liés à leurs mauvaises pratiques syndicales, ainsi qu’à leur manque d’indépendance par rapport au patronat et plus particulièrement celui de la Métallurgie. Plus proches de nous, les dernières élections chez Aérolia ont tiré pour FO le signal d’alarme : Le triste épisode de la filialisation, que les salariés ont vécu comme une véritable trahison, n’est pas passé, et la sanction est tombée dans les urnes : - 10,60% au global pour FO, contre + 10,48% pour la CFDT.
Les faits sont là : dans la Métallurgie, FO risque purement et simplement de disparaître, tant au niveau départemental que national, n’étant pas représentatifs des salariés, mais signant tout de même des accords, notamment celui concernant l’augmentation du contingent annuel d’heures supplémentaires (de 180 à 220 heures/an). FO est un colosse aux pieds d’argile ! Cette situation paradoxale nous affaiblit régulièrement par rapport à l’Allemagne qui, elle, bénéficie d’un syndicat fort au plan national.
Sans doute ne peut-on expliquer autrement cet acharnement contre la CFDT sur le site Airbus de Saint-Nazaire. Aujourd’hui, l’organisation majoritaire se retrouve confrontée à l’obligation de faire des choix :
• Se présenter seule aux prochaines élections (faisant ainsi éclater la vieille Entente) : cette option ne réjouissant pas forcément ces derniers, également soumis aux nouvelles règles de représentativité.
• Ou bien se présenter en entente, avec l’obligation de faire au moins 30% (mais aussi de partager ensuite les sièges de manière équitable avec les deux autres organisations) : ce qui, bien entendu, ne réjouit pas forcément FO, obligée dans ce cas de réduire la voilure de manière conséquente.
La CFDT comprend parfaitement le dilemme. Elle remarque simplement que depuis des décennies, le système en place (qui lui, n’est pas issu d’une loi…) ne laisse aucune place aux autres organisations et que ces nouvelles élections donneront enfin, pour la première fois, l’occasion aux salariés de rétablir un dialogue social propre et équilibré : après le vote, ne seront plus habilitées à négocier que les organisations représentatives (ayant donc obtenu au moins 10% de suffrages), ce qui redessinera pour longtemps le paysage syndical à Airbus (en effet, au regard des moyens qui seront à leur disposition, les organisations non-représentatives auront énormément de mal à le redevenir !).
Le jour du vote, il est donc essentiel que chaque salarié et chaque adhérent se présentent au bureau de vote, pour voter et faire voter CFDT.
Il est essentiel que chaque salarié et chaque adhérent prennent leurs responsabilités en se prononçant, en leurs âmes et consciences, pour l’organisation syndicale qu’ils pensent être la plus à même de négocier leur avenir.
Chaque salarié et chaque adhérent doivent rester pleinement conscient que dans l’isoloir, ils sont seuls, loin de toute influence et que de leur vote, dépend l’avenir du paysage syndical d’Airbus Operations SAS.
Site CFDT Airbus Operations SAS : www.cfdt-airbus.fr
Le 15 février 2010